Les villes Japonaises comme Rokkosan, Hakone, Irohazaka, les nombreuses "hill climbs" de Nagano les routes du mont Haruna et les descentes de Matsushima sont toutes gravées dans l'histoire du drift. Personne ne peut précisément dire l'endroit d'origine du drift, mais nous savons que le mouvement a débuté au milieu des années 60. Comme plusieurs formes de courses professionnelles d'aujourd'hui, l'interprétation moderne du drift a évolué d'une forme de courses de rues illégales pratiquées dans les rues sinueuses de montagne appelée Touge.
Le Touge était pratiqué par de dévoués fanatiques appelés Zoku qui voulaient tronquer de précieuses millisecondes de leur temps entre 2 points. Par la suite, plusieurs de ces Zoku ont commencé à adopter des techniques de conduite pratiquées par les pilotes de rallye : les dérapage, le freinage retardé etc.
Ces techniques consistaient à terminer un virage rapidement sans sacrifier trop d'élan.
Ces pilotes comprirent rapidement que leur technique était parfois mal exploitée à cause de leur voiture ; ils commencèrent donc à les modifier niveau performance (moteur, châssis) mais aussi niveau contrôle ou ils allégèrent leur voiture au maximum. Au fur et à mesure que les pilotes de Touge adoptaient ces techniques, ils ont découvert que non seulement leurs performances de conduite et leurs temps en étaient améliorés mais la sensation était beaucoup plus intense. Du Touge, le Drift était né.

Certains de ces Zoku sortirent du touge provisoirement pour drifter sur circuit et démocratiser ce sport dans tout le Japon ; on notera le plus connu et le meilleur Keiishi Tsuchiya qui deviendras pilote professionnel très connu après avoir sorti 2 vidéos très controversées au Japon : « Dorikin za touge » où il drift avec une AE86 sur ces fameuses routes de montagne. De nos jours le drift se pratique sur circuit (D1GP),lors de salon,etc.
mais aussi pour certains pilotes pour fignoler des réglages ou pour samuser le drift seffectue encore et toujours sur ces petites mais incroyables routes sinueuses japonaises.